Ces centres contribuent de manière décisive à la politique étrangère, à la politique de promotion de la paix et à la politique de sécurité de la Suisse, tout en offrant des formations dans divers domaines (gestion des crises, par exemple), a souligné Carlo Sommaruga (PS/GE) au nom de la commission. Ils ont été de plus en plus sollicités ces dernières années.
Le Centre de politique de sécurité (GCSP), le Centre international de déminage humanitaire (GICHD) et le Centre pour le contrôle démocratique des forces armées (DCAF), créés entre 1995 et 2000, sont organisés sous la forme de fondations à vocation internationale. Depuis leur fondation, ces trois organes sont devenus des centres de compétence mondialement reconnus.
Harmonisation
Les trois centres et leur financement ne sont pas remis en question, a précisé Thomas Egger (PDC/VS). Les députés ont refusé par 122 voix contre 69 de subdiviser le crédit-cadre en trois crédits d'engagement. Pour une partie de la droite, cela aurait permis de mieux prendre en compte des différences entre ces institutions.
Les députés ont toutefois mis une condition au premier paiement en faveur du DCAF qui sera libéré au plus tôt début 2020. Dans le passé, des dysfonctionnements ont été observés par le contrôle fédéral des finances. Les députés veulent recevoir l'assurance que le contrat entre le Conseil fédéral et le DCAF respecte les dispositions légales sur le subventionnement.
Les correctifs et mesures nécessaires ont déjà été pris, a souligné le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis. Un travail d'harmonisation des trois centres, notamment des rapports et des conventions, est également en cours, a-t-il ajouté.
La part de contribution extérieure a par ailleurs été augmentée pour les trois centres, a expliqué M. Cassis. Les fonds proviennent avant tout de pays qui partagent "nos valeurs", comme l'Allemagne et la Suède,a souligné Brigitte Crottaz (PS/VD).
L'enveloppe est légèrement supérieure aux 124 millions prévus. Le Département des affaires étrangères financera les quatre millions supplémentaires, a précisé le ministre en rappelant l'importance de ces centres.
Le dossier retourne au Conseil des Etats.