(ats) Il n'y aura aucune garantie que RUAG International, le pôle aérospatial en passe d'être privatisé, reste en mains suisses. Le National a rejeté jeudi par 113 voix contre 73 une motion de David Zuberbühler (UDC/AR) qui veut éviter le risque d'une délocalisation de ce capital de savoir-faire.

L'élu redoute les stratégies de géants industriels qui misent sur des domaines stratégiques de l'industrie. Les activités aérospatiales figurent parmi les secteurs prisés. Il y a donc un risque qu'un investisseur étranger reprenne RUAG International pour accéder au savoir-faire de l'entreprise et que des emplois disparaissent en Suisse.

La Chine a lancé une campagne de reprise d'entreprises à forte valeur technologique. L'Allemagne, la France et les Etats-Unis ont mis en place un contrôle pour protéger les secteurs stratégiques, a rappelé le député.

Pour le Conseil fédéral, la vente de RUAG International est la meilleure solution. Croissance, emplois attractifs, progrès technologique: la Suisse continuera à bénéficier de retombées économiques positives. Pour s'assurer un développement à l'international, le groupe aérospatial a besoin de cette libéralisation.

"Pour protéger les emplois en Suisse, nous prendrons toutes les mesures qui s'imposent", a déclaré la cheffe du Département fédéral de la défense, Viola Amherd. En revanche, il n'y a pas de base légale pour restreindre la participation de capitaux étrangers dans cette entreprise privatisée. Comme toutes les entreprises privées, RUAG International devra faire face au marché.