Les chasseurs devront rechercher les animaux qu’ils ont blessés en temps utile et dans les règles de l'art. Idem s'ils ne sont pas en mesure d'évaluer clairement l'atteinte.
Les gardes-chasse pourront à tout moment abattre des animaux blessés ou malades. Les cantons pourront autoriser les chasseurs à faire de même s'il s'agit d'espèces non protégées. Les tirs devront être immédiatement annoncés à l'autorité. Les cantons devront par ailleurs veiller à la construction et à l'entretien de clôtures pour prévenir les accidents et assurer le passage des animaux.
La capture d'espèces protégées, leur marquage et le prélèvement d'échantillons pour surveiller les populations et vérifier l'efficacité des mesures prises ne seront pas soumis à une autorisation supplémentaire. Enfin, il sera interdit de déterrer et d'obstruer les terriers habités par des renards, des blaireaux et des marmottes.
Castor
Concernant le castor, les conditions nécessaires ont été posées pour que la Confédération puisse contribuer au financement de mesures visant à protéger les infrastructures d’intérêt public et les berges jouant un rôle important pour la sécurité contre les crues. Berne participera aussi aux indemnités pour les dégâts causés.
Cela vaudra aussi pour les mesures de prévention concernant les chemins de desserte pour les exploitations agricoles et celles pour prévenir les dégâts des loutres aux installations de pisciculture.
Périodes de chasse
La révision de loi revoit par ailleurs les périodes de chasse et de protection de différents mammifères et oiseaux. La perdrix grise est désormais protégée. Le corbeau freux, la corneille noire, le geai des chênes et la pie ne pourront pas être chassés du 16 février au 31 juillet.
Les bandes de corneilles mantelées et de corneilles noires ne bénéficieront d’aucune période de protection sur les cultures agricoles. Les périodes de protection du sanglier et du cormoran seront raccourcies. Celle de la bécasse des bois sera étendue et ira du 15 décembre au 15 octobre. Plusieurs espèces de canards sauvages, dont le fuligule milouin, la macreuse brune, le garrot à œil d’or et le canard chipeau ne pourront pas être chassées.
Les cantons pourront autoriser toute l’année le tir des espèces non indigènes, comme le daim, le cerf Sika et le mouflon, ainsi que les animaux domestiques et les animaux de rente retournés à l’état sauvage.
Après avoir entendu l’OFEV, ils pourront écourter temporairement les périodes de protection, afin de réduire les populations trop importantes, de conserver la diversité des espèces ou de lutter contre une épizootie.