M. Lauber a annoncé qu'il s'engagerait d'autant plus en faveur d'une poursuite pénale efficace et moderne à l'échelon fédéral. Il a estimé pouvoir trouver avec les cantons et d'autres partenaires suisses et étrangers les formes adéquates pour combattre la criminalité du 21e siècle.
Remerciant le Parlement fédéral pour la confiance accordée, il a aussi exprimé sa reconnaissance envers sa famille et ses amis pour le soutien dans cette "période pas toujours facile". Pas question en revanche de répondre aux questions de la presse. Après avoir annoncé qu'il reviendrait lorsqu'il aurait quelque chose à dire sur la réalisation de ses objectifs, M. Lauber a tourné les talons.
Ses rapports avec la presse ont souffert des révélations sur des rencontres informelles qu'il a eues avec le patron de la FIFA Gianni Infantino. M. Lauber a accusé la presse d'être co-responsable de la polémique autour de son aptitude comme procureur général. Il a aussi estimé que le Tribunal pénal fédéral l'avait récusé dans le complexe des enquêtes FIFA sous l'influence de ces réunions de coordination "montées en épingle durant des mois dans les médias".