Il faut arrêter de "fermer les yeux", a lancé Mme Quadranti. Récolter ces données permettra d'évaluer si un tel problème existe en Suisse, a-t-elle ajouté en regrettant l'opposition de la majorité des cantons à ces relevés statistiques.
L'Organisation pour la sécurité et la coopération de l'Europe (OSCE) enregistre une augmentation des actes illicites perpétrés contre des groupes précis de personnes, tels les homosexuels, les transgenres, les étrangers et les femmes, toutefois ces données sont incomplètes car des pays comme la Suisse ne les relèvent pas. Ajouter sur un rapport de police si le motif est à caractère homophobe ou transphobe n'est pas une démarche difficile, selon la Zurichoise.
Il est important d'éliminer toute discrimination, notamment celles basées sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre, a estimé le ministre de l'intérieur Alain Berset. Tant que l'indication du motif ne sera pas rendue obligatoire par l'ensemble des cantons, il ne sera pas possible de publier des données de qualité en la matière, a-t-il cependant précisé.