Après deux ans, 19 réunions de commissions et deux nettes adoptions par le Conseil national, le Conseil des États avait pourtant l'occasion d'adopter un compromis largement soutenu, soulignent les initiants. Ceux-ci fustigent une "manœuvre électorale".
Le compromis, bien que plus "faible" que l'initiative, aurait permis d’établir des règles contre les pires violations des droits humains commises par des multinationales. Les initiants avaient par ailleurs annoncé qu'ils retireraient l'initiative en cas d'adoption définitive.
Pour Dick Marty, co-président du comité d'initiative, la décision de renvoyer le sujet "nuit à la crédibilité de la politique." Cela alors que le soutien dont bénéficie l'initiative "pour des multinationales responsables" ne cesse de croître, relèvent les initiants.