En 1971, le socialiste avait prôné l'abolition de la Chambre des cantons, une institution qu'il voyait à l'époque comme dépassée et insignifiante. La situation est désormais tout autre, assure-t-il. L'institution a gagné en prestige et personne ne pense plus à sa disparition, même si elle peut parfois agacer.
De plus, suite aux dernières élections, le Conseil des Etats est devenu plus vert, plus féminin et plus jeune. "Je me réjouis de voir ce vent nouveau souffler", s'enthousiasme Hans Stöckli. "Mais il ne doit s'agir que d'un vent", et pas d'une tempête.
A ses yeux, il faut préserver l'identité du Conseil des Etats. Il faut qu'il reste "une chambre de réflexion", où la culture du dialogue est soignée et permet de trouver des solutions et des compromis.
Outre le renforcement de cette identité, Hans Stöckli entend mettre l'accent sur le plurilinguisme et la jeunesse pendant son mandat. "Le multilinguisme est la clé de l'intégration sociale, économique et politique. Et il reste encore beaucoup à faire", a lancé le président, qui s'est exprimé dans les quatre langues nationales.
L'ancien maire de Bienne veut aussi enthousiasmer le plus de jeunes possible pour la politique, à travers notamment un meilleur soutien des parlements des jeunes. "Nous devons mieux écouter ce qu'ils ont à dire", a-t-il souligné, en référence aux milliers de jeunes qui ont manifesté pour le climat ces derniers mois.