La Chambre des cantons a enterré mercredi tacitement une motion du National émanant de Jürg Grossen (PVL/BE). Les travaux prévus auraient dû être effectués sans attendre et avec la plus grande circonspection, le site vidé "complètement et de manière appropriée". La motion demandait au Conseil fédéral de présenter un échéancier et un relevé des coûts au Parlement.
Il n'a pas besoin de mandat supplémentaire, a estimé Josef Dittli (PLR/UR) au nom de la commission. Le Conseil fédéral a pris en compte la situation et a déjà lancé une procédure. Lui transmettre la motion n'aurait aucun sens.
En septembre, le groupe de travail "Mitholz", mis sur pied par le Conseil fédéral, a présenté différentes options pour assainir le site, a ajouté Josef Dittli. La population aura l’occasion de s’exprimer sur ces variantes le printemps prochain.
Selon un rapport d'experts de juin 2018, le risque d'explosion dans l'ancien dépôt est plus élevé qu'estimé jusque-là, ce qui nécessiterait d'agir rapidement. En avril 2019, l'Office fédéral de l'environnement qualifiait ce risque d'"inacceptable" et demandait également que le Département fédéral de la défense agisse.
Pour Viola Amherd, il faut agir, mais sans précipitation et suivre le calendrier fixé par le groupe de travail. Les risques d'explosion vont augmenter dès que les travaux d'assainissement auront commencé, a mis en garde la ministre de l'armée.
Construit lors de la Seconde Guerre mondiale dans la montagne, à Mitholz, le dépôt a explosé en 1947. Il reste 3500 tonnes de munitions, soit plusieurs centaines de tonnes de substances explosives dans la caverne effondrée.