Assurer durablement le trafic par le nord de Kandersteg (BE) et du Valais est indispensable, a plaidé le motionnaire. Le potentiel de destruction direct en cas d'évènement majeur pourrait endommager les infrastructures alentour et bloquer l'ensemble du trafic entre Frutigen et Kandersteg, et donc le raccordement au canton du Valais.
Or cet axe nord-sud voit passer 2,9 millions de véhicules par an, soit 8000 par jour. L'enjeu dépasse les deux cantons, le préjudice économique pourrait atteindre plusieurs millions et le coût de la nouvelle route est très modeste en comparaison. La route pourrait être supprimée après les travaux de sécurisation du tunnel, a encore fait favoir M. Rieder.
Le thème est très sensible et le Conseil fédéral prend le problème au sérieux, mais il faut éviter de créer des structures parallèles, a objecté la ministre des transports Simonetta Sommaruga. Le groupe qui organise le projet de sécurisation examine encore différentes questions. Il vaudrait mieux ne pas octroyer à ce stade un mandat à l'Office fédéral des routes, a-t-elle ajouté. En vain.
En septembre, le groupe de travail "Mitholz", mis sur pied par le Conseil fédéral, a présenté différentes options pour assainir le site. La population aura l’occasion de s’exprimer sur ces variantes le printemps prochain.
Construit lors de la Seconde Guerre mondiale dans la montagne, à Mitholz, le dépôt a explosé en 1947. Il reste 3500 tonnes de munitions, soit plusieurs centaines de tonnes de substances explosives dans la caverne effondrée.