(ats) Les exigences en matière de protection de l'environnement imposées aux centrales hydroélectriques ne doivent pas être assouplies. Le Conseil des Etats a rejeté jeudi par 26 voix contre 13 une initiative du Valais en ce sens.

Les prescriptions en matière de protection de l'environnement ne vont pas à l'encontre des objectifs de développement de la Stratégie énergétique 2050, a souligné Roberto Zanetti (SO/PS) au nom de la commission. Beat Rieder (PDC/VS) a plaidé en vain pour des modifications afin de soutenir et développer le secteur l'hydraulique. Cela est nécessaire pour atteindre les objectifs d'une production d'énergie sans CO2, selon le Valaisan.

Dans son initiative, le Valais demandait un assouplissement en matière de protection des eaux. Il prend en exemple le cas de l'aménagement Chippis-Rhône: les coûts estimés pour les mesures compensatoires et environnementales s'élèvent à 16 millions de francs et la perte de production liée au débit résiduel correspond à la production de six éoliennes de Collonges.

Les organisations environnementales ont contesté le renouvellement de la concession et obtenu gain de cause devant le Tribunal fédéral. Pour le canton, cet exemple illustre les difficultés auxquelles font face les exploitants.

Les sénateurs s'en sont tenus au compromis qui avait mené au retrait de l'initiative populaire "Eaux vivantes", lancée en son temps par les pêcheurs. Le Parlement avait adopté un contre-projet indirect ménageant les intérêts des pêcheurs, des écologistes, de la branche hydroélectrique et même des agriculteurs. La loi révisée était entrée en vigueur en 2011.

Le Conseil national doit encore se prononcer.