La motion demandait au gouvernement de définir une stratégie de politique étrangère cohérente pour les relations avec la Chine et d'intensifier la collaboration entre les différents départements fédéraux. La Suisse a une multitude d'accords avec la Chine, que ce soit au niveau fédéral, cantonal, des villes ou du secteur privé, mais sans coordination, a expliqué Christian Levrat (PS/FR) au nom de la commission.
Avec cette motion, adoptée à l'unanimité au National, les députés voulaient maintenir une certaine pression sur le gouvernement. Les sénateurs ont eux estimé que les départements collaborent déjà étroitement et attendent le rapport sur la stratégie de politique extérieure 2023 du Conseil fédéral.
Cette motion est ainsi superflue, a estimé Hannes Germann (UDC/SH). L'accepter serait revenu à se focaliser sur un seul pays, alors qu'un tel travail doit être réalisé avec tous les pays, a ajouté Olivier Français (PLR/VD). Le Conseil des Etats ne devrait pas se contenter de la promesse d'un futur rapport, a plaidé en vain Christian Levrat.
Relations sino-suisses intensifiées
Le Conseil fédéral soutenait le texte. Il abordera cette question dans son nouveau rapport sur la politique extérieur 2023, a affirmé le conseiller fédéral Ignazio Cassis. Ce rapport n'étudiera pas seulement les rapports avec la Chine, mais avec tous les partenaires de la Suisse.
Le Conseil fédéral réfute la conclusion du motionnaire selon laquelle il n'y aurait pas de coordination. Il existe une stratégie envers la Chine depuis une dizaine d'années, a précisé M. Cassis. Il se montre toutefois prêt à actualiser sa stratégie alors que les relations sino-suisses se sont intensifiées.
En 2016, Berne et Pékin sont convenus d'un partenariat stratégique innovateur. Depuis 2017, les deux capitales mènent des discussions en vue d'une éventuelle coopération dans le cadre de la "nouvelle route de la soie".