(ats) La Confédération ne devrait pas s'engager plus pour la formation continue et l'insertion professionnelle. Le National a rejeté lundi par 121 voix contre 69 une initiative parlementaire déposée par Carlo Sommaruga (PS/GE).

Le Genevois voulait que 300 millions de francs par an, prélevés sur le bénéfice de la BNS et versés à la Confédération, soient versés dans un fonds de formation continue et d'insertion professionnelle. Ce fonds servirait en priorité à la réinsertion professionnelle des travailleurs de plus de 50 ans et aux jeunes qui cherchent un premier emploi.

Si elle concède l'existence d'un problème, la majorité des députés n'est cependant pas d'accord sur la manière de le résoudre. "Le financement d'un tel fond par la BNS n'est pas adéquat", a rapporté Isabelle Chevalley (PVL/VD) au nom de la commission.

De plus, le financement de mesures de formation continue est traité dans le message sur l'encouragement de la formation, de la recherche et de l'innovation, a-t-elle ajouté. Et le Conseil fédéral a déjà annoncé qu'il prendrait des mesures pour améliorer la situation des chômeurs de plus de 50 ans.

La gauche a tenté en vain de donner suite à l'initiative. "Il s'agit d'une préoccupation majeure de la population", a souligné Mathias Reynard (PS/VS). Les travailleurs de plus de 50 ans restent plus longtemps que la moyenne au chômage et le chômage des jeunes de 15 à 24 ans a globalement augmenté depuis 1991.

Près de 20% des apprentis passent par cette case dans les deux ans et demi suivant l'obtention de leur CFC, a encore avancé le Valaisan. Des mesures existent déjà dans certains cantons, mais les moyens manquent. Leur efficacité est donc limitée, a-t-il dénoncé sans succès.