Actuellement, lorsque les eaux sont polluées, la réponse est simplement d'interdire l'accès aux sources, a dénoncé Beat Jans. Il n'y a aucune conséquence pour les auteurs de ces pollutions. Une telle situation n'est pas acceptable.
Le Bâlois entend interdire les pesticides qui nuisent fortement à la qualité des eaux, souterraines et potables, ainsi qu'à la biodiversité. Contrairement à l'avis de leur commission, les députés l'ont soutenu.
Seule l'UDC, rejointe par une partie du PDC et du PLR, a refusé l'objet. Des mesures de protection sont déjà prévues dans le cadre de la politique agricole 2022, a souligné Pierre-André Page (UDC/FR). Elles permettront de limiter les effets nocifs des produits phytosanitaires. Il suffit d'appliquer les mesures décidées.
De plus, l'approche n'est pas la bonne, a-t-il aussi soulevé. Deux initiatives font encore l'objet de discussions. Il ne serait pas opportun de débattre d'un nouvel objet en parallèle. Aux yeux de la gauche, cet argument n'est qu'une tentative de report des débats.
Le texte passe au Conseil des Etats.