(ats) Le Conseil national ne tiendra pas de débat urgent durant sa session de printemps. Son bureau a refusé jeudi d'accorder l'urgence à des interventions concernant l'affaire Crypto et l'influence du Conseil fédéral sur la Commission européenne avant le vote sur l'initiative de limitation de l'UDC. Le gouvernement devra néanmoins y répondre d'ici la fin de la session.

Les socialistes et les Verts avaient demandé un débat urgent concernant l'affaire Crypto. Selon eux, la Suisse a subi un dommage d'image important. En tant que siège d'organisations internationales et pays des bons offices, la Suisse est tributaire d'un éclaircissement total du cas.

La gauche demande notamment au gouvernement quelles mesures il a prises pour restaurer la confiance des autres pays dans la neutralité de la Suisse.

L'affaire a éclaté le 11 février. La CIA et les services de renseignement allemands (BND) auraient, durant des dizaines d'années, intercepté des milliers de documents via les appareils de chiffrement de l'entreprise Crypto. Grâce à des appareils truqués, la CIA et le BND ont écouté les conversations de plus de 100 Etats étrangers.

Libre circulation

Le groupe UDC voulait revenir sur son initiative dite de limitation sur laquelle le peuple votera le 17 mai. Il veut savoir si le Conseil fédéral a réellement demandé à la Commission européenne lors du WEF de ne pas s'immiscer dans le débat sur l'initiative jusqu'à la votation.

L'udc se demande aussi si la Commission européenne peut changer le résultat du vote et si le peuple n'est pas capable de se forger une opinion seul. Il veut encore savoir s'il est d'usage que le Conseil fédéral ou des diplomates discutent des votations avec des partis étrangers et si cela est compatible avec le jeu démocratique.