(ats) Les risques sanitaires posés par des carences en sélénium devraient être réévalués. Le Conseil des Etats a tacitement soutenu jeudi une motion du National exigeant un monitoring sur le sujet. La dernière biosurveillance de cet oligoélément essentiel remonte à 2006.

Le sélénium est essentiel à différentes fonctions métaboliques chez les mammifères comme le fonctionnement de la thyroïde ou le système immunitaire, a expliqué Maya Graf (Verts/BL) au nom de la commission. Les sols suisses étant particulièrement pauvres en sélénium, les aliments pour le bétail sont enrichis de cet oligoélément pour éviter des carences.

Mais les denrées alimentaires importées jouent un rôle important. La globalisation des marchés et l'évolution récente des habitudes alimentaires (p.ex. véganisme, le régime sans gluten) font craindre qu'une partie de la population manque de sélénium, a ajouté Mme Graf.

La motion déposée par Jacques Bourgeois (PLR/FR) réclame non seulement un monitoring de l'oligoélément et une définition des risques et des bénéfices qu'il apporte. Elle exige aussi que soit déterminée la part de sélénium que la production indigène pourrait couvrir et au travers de quelles denrées alimentaires principalement. Le Conseil fédéral est prêt à agir et à prendre les mesures nécessaires pour réduire les risques.