Malgré l'importante baisse de la demande, les transports publics ont dû maintenir une offre de base importante et n'ont diminué que de manière réduite leurs prestations, a souligné Stefan Engler (PDC/GR) au nom de la commission. Les pertes financières se comptent en centaines de millions de francs par mois. Et même après une reprise totale de l'offre, le redémarrage sera faible et les pertes financières du secteur continueront d’augmenter.
Le texte adopté demande que le gouvernement fournisse une vue d’ensemble des conséquences liées à la crise, notamment sur les liquidités, le chômage partiel et les pertes de recettes. Il doit aussi envisager des mesures de financement pour y faire face.
La solution devra être équitable et équilibrée. Tant la Confédération, les entreprises de transports que les cantons doivent assumer une part des pertes.
Opposition de la droite
Une partie de la droite s'est opposée à la motion. Philippe Bauer (PLR/NE) s'est insurgé contre une distorsion de la concurrence. Les entreprises, dont l'actionnariat est privé, sont désavantagées. Elles peuvent faire appel au chômage partiel et contracter un crédit, mais ne bénéficieraient pas de subventions publiques.
Le Conseil fédéral a déjà prévu d'analyser les coûts non couverts en 2020 en raison de la perte de recettes, a avancé de son côté la ministre des transports Simonetta Sommaruga, appelant sans succès au rejet de la motion. Il en dressera une vue d'ensemble sur laquelle il se basera pour élaborer des propositions de solutions et présentera une éventuelle clé de répartition entre Confédération, cantons et entreprises de transport.