L'aide humanitaire va gagner en importance en raison des répercussions de la pandémie. Il faut donc augmenter ses ressources. Le supplément répond aux appels d'organisations internationales, telles que l'ONU, le CICR ou la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge, a déclaré Laurent Wehrli (PLR/VD) pour la commission.
Le Conseil fédéral a déjà répondu à l'appel de la commission. La semaine dernière, le chef du DFAE Ignazio Cassis a annoncé vouloir débloquer un total de 400 millions de francs. "Le virus se joue des frontières", a-t-il répété mercredi, ajoutant que la Suisse doit se montrer solidaire avec les pays démunis.
Le Conseil fédéral a prévu une enveloppe de 400 millions de francs. Un prêt sans intérêts de 200 millions est octroyé au Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Celui-ci disposera de sept ans pour le rembourser. Les actions du Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes du FMI seront quant à elles soutenues à hauteur de 25 millions de francs.
Une troisième enveloppe de 175 millions de francs vise à renforcer la coopération internationale et doit permettre aux organisations d’être mieux armées pour faire face à l'épidémie.
Compensation
Plusieurs députés ont demandé si la Confédération avait déjà exploité tous ses soldes de crédits. Ignazio Cassis a répondu qu'un effort tout particulier en ce sens était demandé aux départements. "Au moins la moitié des 175 millions destinés à la coopération internationale sera compensée à l'interne", a-t-il assuré.
Il a rappelé par ailleurs que le Parlement aurait tout le loisir de donner son avis en juin sur les deux autres enveloppes sollicitées pour les organisations internationales.
L'udc s'est opposée à la motion. "Les PME, aujourd'hui aux prises avec des problèmes existentiels, ne comprendraient pas que davantage d'argent aille à l'étranger", a déclaré en vain Franz Grüter (UDC/LU). Il a plaidé pour que l'aide humanitaire puise dans les fonds du budget ordinaire de la Confédération.