(ats) Le Parlement retrouvera le Palais fédéral en septembre seulement. Réuni pour la session d'été dans les halles de Bernexpo à Berne, le Conseil national a refusé de retourner en ses murs dès la semaine prochaine comme le souhaitait l'UDC. Un plan pandémie est en cours d'élaboration.

Par 126 voix contre 55, la Chambre du peuple a rejeté mardi une motion d'ordre de l'UDC pour que les deux dernières semaines de la session d'été se déroulent au Palais du Parlement.

Lorsque la session de mars a été interrompue et que des mesures ont été prises pour que la session extraordinaire ait lieu à Bernexpo, la situation épidémiologique en Suisse était différente, a expliqué Thomas Matter (UDC/ZH). A l'époque, le niveau d'infection était plus élevé qu'aujourd'hui.

On doit désormais pouvoir retourner au Palais fédéral, a-t-il estimé en avançant notamment les nouveaux assouplissements concernant les rassemblements qui seront en vigueur en Suisse dès le 6 juin. Les manifestations jusqu'à 300 personnes seront autorisées et les règles de distanciation ne seront plus nécessaires.

La règle des deux mètres de distance doit continuer à être suivie, a répondu Irène Kälin (Verts/AG) au nom de la délégation administrative des Chambres fédérales. Le Parlement montrerait le mauvais exemple en ne les appliquant pas.

Plan pandémie

Un retour des Chambres fédérales au Palais fédéral est prévu pour l'automne, a précisé la présidente du Conseil national Isabelle Moret (PLR/VD) en ouvrant la session d'été. Il se fera en suivant les conditions sanitaires qui vaudront à ce moment-là. Les bureaux des deux Conseils vont élaborer un plan pandémie.

Leurs travaux commenceront le 22 juin, a indiqué Mme Kälin. Plusieurs variantes seront évaluées pour permettre le retour au Palais fédéral, ce qui prendra du temps. En outre, financièrement, on y perdra plus qu’on y gagnera d’un point de vue organisation.

La session se déroulera donc entièrement à Bernexpo. Le menu des trois semaines à venir sera copieux. Le coronavirus n'a pas fait s'envoler les enjeux essentiels du pays, à savoir les retraites, la rente-pont pour les chômeurs âgés, les relations avec l'Europe, la compétitivité des entreprises et la crise climatique, a relevé Mme Moret.

Et malgré des dossiers liés à la crise du Covid-19, "nous n'aurons aucun retard à la fin de la session", a-t-elle ajouté. Seul le programme de législature est retardé d'une session.