(ats) Le National se penche mercredi sur la nouvelle rallonge budgétaire de 14,9 milliards de francs destinée à financer les mesures de lutte contre le coronavirus. Ce supplément vient presque doubler les coûts liés à la crise sanitaire pour la Confédération.

La nouvelle enveloppe n'est que peu contestée. Elle a été approuvé sans opposition en commission. Plusieurs minorités proposent toutefois de serrer ou de délier un peu plus les cordons de la bourse ici et là. Elles ont peu de chances d'obtenir gain de cause.

La majeure partie de la rallonge, soit 14,2 milliards, doit permettre d'éviter que l'assurance chômage n'atteigne son plafond d'endettement de 8 milliards à cause de l'indemnisation du chômage partiel.

La commission du National s'est aussi prononcée pour un crédit supplémentaire de dix millions en faveur des associations culturelles du domaine amateur. Ce montant devrait être compensé dans le crédit d'aide d'urgence aux entreprises culturelles, afin que les dépenses de la Confédération n'augmentent pas.

La commission souhaite par ailleurs fixer une condition cadre à l'utilisation des prêts Covid en faveur des ligues de football et de hockey sur glace. Les clubs qui reçoivent un prêt devraient garantir que la baisse de 20% du revenu moyen des joueurs exigée est progressive, donc plus marquée pour les revenus plus élevés. L'idée est de garantir que les joueurs percevant un haut revenu supportent une baisse plus importante que ceux percevant un revenu plus bas.

Jusqu'à 40 milliards de francs

Lors de la session extraordinaire de mai, le Parlement avait déjà débloqué 57 milliards de francs. La plus grande partie de ce montant est cependant réservée aux prêts transitoires pour les PME. Les dépenses effectives se montent elles à quelque 16 milliards.

Avec les nouveaux crédits, la Confédération devra débourser un total de 31 milliards de francs. Un montant qui pourrait grimper jusqu'à 40 milliards d'ici la fin de l'année, selon des estimations du Conseil fédéral.