Actuellement, l'institut ne bénéficie d'aucune subvention fédérale stable, a pointé Johanna Gapany (PLR/FR). Or, il a besoin d'environ un million de francs pour assurer sa pérennité et garantir la poursuite de ses activités d'importance nationale.
Pour la droite, un soutien fédéral constituerait un précédent. D'autres instituts pourraient essayer d'en bénéficier. Il faut conserver une certaine égalité entre les universités, les hautes écoles et leurs instituts de recherche, a souligné Philippe Bauer (PLR/NE). A ses yeux, ce n'est pas parce qu'un institut a mis "fédéral" dans son nom qu'il a droit aux subventions fédérales.
La ministre de la justice Karin Keller-Sutter a quant à elle noté qu'il n'existe aucune base légale pour un financement de base de l'institut. Il faudrait en créer une. Ses arguments n'ont pas fait mouche.
Université anglaise
En 2018, la Direction du développement et de la coopération avait décidé d'attribuer un mandat à une université anglaise plutôt qu'à l'Institut du fédéralisme. Motif invoqué: l'institut n'affichait pas le million de chiffre d'affaires nécessaire pour prétendre à ce mandat de recherche. Son offre avait été écartée.
L'affaire avait fait pas mal de remous et incité l'ex-sénateur Beat Vonlanthen (PDC/FR) à se faire l'avocat de l'institution au Conseil des Etats. Les sénateurs l'avaient soutenu en adoptant sa motion. Le National avait repoussé le texte. Il avait toutefois adopté sa propre motion avec une formulation limitée au financement.