Les membres du FMI s'étaient prononcés en 2019 pour un doublement des ressources des nouveaux accords d'emprunt. Ces dernières doivent passer de 250 à 500 milliards de francs. La Suisse doit suivre. Sa participation est assurée par la Banque nationale suisse (BNS) sous la forme d'une ligne de crédit. Les prêts sont fournis sans garantie de la Confédération.
Les nouveaux accords d'emprunt s'ajoutent aux ressources financières ordinaires du FMI, qui proviennent des quotes-parts des pays membres. Ils constituent un instrument efficace pour prévenir les crises, a souligné Damian Müller (PLR/LU) pour la commission.
Les crédits contribuent à la stabilité des pays bénéficiaires, a noté quant à lui Ueli Maurer. Si un pays ne peut pas payer, cela a des conséquences aussi sur la Suisse. Et le ministre des finances de mentionner notamment les flux migratoires. Berne a donc intérêt à ce que la situation soit stable.
Les accords d'emprunts ne peuvent être utilisés que si les ressources financières ordinaires du FMI ne suffisent pas. Créés en 1998 dans le sillage de la crise asiatique, ils sont régulièrement prorogés. Quarante pays contractants ou leurs banques centrales mettent des devises à la disposition du FMI.