Le texte visait à assurer durablement le trafic par le nord de Kandersteg (BE) et du Valais. Selon son auteur, le potentiel de destruction directe en cas d'événement majeur pourrait endommager les infrastructures alentour et bloquer l'ensemble du trafic entre Frutigen et Kandersteg, et donc le raccordement au canton du Valais via le Lötschberg.
Cet axe nord-sud voit passer 2,9 millions de véhicules par an, soit 8000 par jour, a rappelé Lorenzo Quadri (Lega/TI) au nom de la commission. Une interruption du trafic provoquerait des coûts insupportables, a-t-il ajouté.
Mais le groupe de travail mis en place par la Confédération a déjà établi trois variantes. L'une d'entre elles prévoit la construction d'une nouvelle route, les deux autres des mesures de protection de l'axe existant, a-t-il souligné. Le canton de Berne envisage de son côté déjà une voie de contournement, a renchéri son collègue Kurt Fluri (PLR/SO).
3500 tonnes de munitions
Cette route est un "noeud extrêmement stratégique" et une fermeture aurait des conséquences "catastrophiques pour la région, mais aussi pour le canton du Valais", a contré en vain Philipp Matthias Bregy (PDC/VS).
Construit lors de la Seconde Guerre mondiale dans la montagne, à Mitholz, le dépôt a explosé en 1947. Il reste 3500 tonnes de munitions, soit plusieurs centaines de tonnes de substances explosives dans la caverne effondrée.
Selon un message présenté en février par le Département fédéral de la défense (DDPS), la sécurisation de ces stocks de munitions nécessitera l'évacuation des habitants du village pendant une période allant jusqu'à dix ans.