En Suisse, quelque 15'000 personnes pratiquent ce sport, de manière responsable. Les accidents causant des dommages ou des blessures à des tiers sont extrêmement rares, a expliqué Frédéric Borloz (PLR/VD) au nom de la commission. Et de préciser que les normes de sécurité sont élevées et sont reconnues par l'Agence européenne de la sécurité aérienne.
Les règles auxquelles l'aéromodélisme doit obéir en Suisse sont simples, axées sur la pratique et ont fait leurs preuves. Au contraire, a argué le Vaudois, les prescriptions obligatoirement applicables et très compliquées de l'UE sont de nature purement administrative et ne renforcent en rien la sécurité.
Pas unilatéralement
La Suisse ne peut pas appliquer cet article unilatéralement pour exclure certains points d'un règlement déjà adoptés par l'UE. Pour cela, il faut l'accord des deux parties, a souligné la ministre des transports Simonetta Sommaruga.
De plus, en concertation avec la Fédération suisse d'aéromodélisme (FSAM), la Suisse a réussi à atténuer fortement les exigences posées à l'aéromodélisme par rapport à ce que prévoyait le projet initial de la Commission européenne.
Les adeptes de l'aéromodélisme devront seulement s'enregistrer électroniquement. De plus, s'ils pratiquent leur activité au sein d'un club ou d'une association, ils ne seront pas tenus de suivre une formation, ni de respecter un âge minimum pour exploiter des modèles réduits d'aéronefs ou une altitude maximale de vol.