(ats) Les jeunes mères ne devraient pas être protégées plus longtemps contre le licenciement. Le Conseil national a refusé par 98 voix contre 77 de donner suite à une initiative de Mathias Reynard (PS/VS).

Le Valaisan veut étendre de 16 à 32 semaines la protection contre le licenciement lors du retour au travail. Selon des enquêtes, 10% des femmes perdent leur emploi après un congé maternité. Ce chiffre est choquant, estime M. Reynard.

C'est un scandale que des femmes soient licenciées le jour de leur retour au travail. Le fait d’avoir un enfant ne doit pas amener à une exclusion du marché du travail ou à une inégalité salariale plus importante, a argumenté Marti Min Li (PS/ZH).

De l'avis de Vincent Maître (PDC/GE), le texte n'empêche pas le licenciement de l'employée. Le licenciement est prononcé parce que la mère a dû être remplacée et que l’employeur n’a pas la capacité de lui rendre sa place. Une prolongation de la protection après le congé maternité pourrait entraîner un obstacle à l'embauche des femmes.