La Thurgovienne considère que l'obligation de s'assurer auprès de la Suva crée une inégalité de traitement entre les entreprises d'une même branche et les salariés. Selon elle, supprimer cette obligation renforcerait la concurrence par les coûts entre les institutions assurant les risques d'accidents professionnels.
Cela ne remettrait toutefois pas en question l'obligation pour les entreprises d'assurer leurs employés contre les risques d'accidents. Déjà aujourd'hui, les salariés de plus de 70% des entreprises sont couverts par des assurances privées.
"Du bon boulot"
"La Suva fait du bon boulot." Elle est "l'une des assurances sociales les plus efficientes de notre pays", a rétorqué Benjamin Roduit (PDC/VS) au nom de la commission.
Son monopole lui permet d'assurer les mauvais risques et de proposer des primes basses. Elle s'engage dans la prévention, ce qui a permis de réduire les accidents mortels de 90 à 60 par année. Et enfin la Suva est à la pointe dans le domaine de la rééducation, a-t-il énuméré.
M. Roduit a par ailleurs rappelé que la loi sur l'assurance accident n'a été révisée qu'en 2017. Elle est le fruit d'un compromis entre les partenaires sociaux, la Suva et l'Association suisse d'assurances.