(ats) La recherche énergétique doit avancer plus vite. Comme le National, le Conseil des Etats en est convaincu. Il a soutenu mardi à l'unanimité le nouveau programme de promotion de la recherche élaboré par le Conseil fédéral et doté de 136,4 millions de francs.

Baptisé Sweet (Swiss Energy Research for the Energy Transition), ce programme doit permettre de promouvoir les innovations nécessaires à la mise en œuvre de la Stratégie énergétique 2050 et réaliser les objectifs climatiques de la Suisse. Il remplace les pôles de compétence en recherche énergétique, dont le financement prend fin en 2020.

La période de crédit sera ramenée à huit ans, donc de 2020 à 2028, et non douze comme l'avait prévu le Conseil fédéral. En mettant à disposition les moyens financiers dédiés à SWEET pour les huit prochaines années, le développement des capacités de recherche sera accéléré et le Parlement pourra décider à nouveau du financement de la recherche énergétique après cette période, a déclaré Martin Schmid (PLR/GR) pour la commission.

De cette manière, la continuité devrait être assurée en Suisse en matière de recherche sur l’énergie. Cette décision n’a pas d’incidence sur l’enveloppe prévue de 136,4 millions de francs.

Partenariats public-privé

Le programme soutiendra exclusivement des projets de partenariat. Il vise à promouvoir en particulier les projets basés sur une collaboration entre établissements de recherche, secteur privé et pouvoirs publics. SWEET se distingue en effet pour la recherche interdisciplinaire, a relevé la ministre de l'environnement Simonetta Sommaruga.

Les projets devront traiter de thèmes centraux en lien avec la Stratégie énergétique 2050. Les thèmes retenus sont l'efficacité énergétique et la diminution des émissions de gaz à effet de serre, les énergies renouvelables, le stockage de l’énergie, les réseaux, la recherche non technique (socio-économique ou socio-psychologique par exemple) et la sécurité des infrastructures énergétiques critiques.