(ats) La Suisse doit développer plus intensément ses relations avec le Royaume-Uni suite au Brexit. Le Conseil national a soutenu mardi par 122 voix contre 69 la motion de Damien Cottier (PLR/NE) de passer à une stratégie "build the bridge" pour faire suite à la stratégie "mind the gap".

Le gouvernement vise à sauvegarder autant que possible les acquis en place entre les deux pays grâce aux accords bilatéraux avec l'UE. Il veut aussi les étendre au-delà de l'état actuel, grâce à la stratégie qu'il appelle lui "mind the gap plus".

Des opportunités pourraient se présenter par exemple dans le domaine du commerce, des services financiers, de la protection de la propriété intellectuelle ou bien de la coopération policière.

Le Ps s'est opposé à une dérégulation en faveur de la place financière. La motion favorise en premier lieu les banques et non la population, a critiqué Fabian Molina (PS/ZH). Le PS est favorable à des accords avec la Grande-Bretagne, mais au sein de l'AELE.

Commerce

Le Neuchâtelois demande au gouvernement d'aller plus loin. L'étape suivante ne doit pas être une simple extension du statu quo, mais doit marquer la volonté de développer les relations. Ainsi, un accord de libre-échange de deuxième génération doit être signé afin de développer de nouvelles opportunités commerciales.

Le ministre de l'économie a rappelé que sur ce sujet, les intérêts de la Suisse et du Royaume-Uni coïncident. Les discussions dépendent cependant d'autres processus en cours. Les négociations entre le Royaume-Uni et l'UE se poursuivent. De plus, les ressources londoniennes sont limitées. Finalement, la position du Conseil fédéral sur la future forme de l'accord n'est pas encore arrêtée.