(ats) Les victimes de harcèlement sexuel sur leur lieu de travail ne devraient pas toucher des indemnités plus importantes. Par 102 voix contre 90, le National a refusé de donner suite à une initiative parlementaire de Flavia Wasserfallen (PS/BE) qui visait à porter l'indemnité à douze mois de salaire.

Pour Mme Wasserfallen, le montant est bien trop bas dans les cas particulièrement graves, par exemple le viol. L'augmentation de l'indemnité est justifiée, car elle renforce la position de la victime sur le double plan de sa vie privée et professionnelle.

L’augmentation de l’indemnité n’est pas l’instrument approprié pour lutter contre le harcèlement sexuel au travail, a souligné Yves Nidegger (UDC/GE) au nom de la commission. Cette mesure n’aurait aucune conséquence pour le harceleur, mais pèserait sur l’employeur qui doit verser l'indemnité.

Actuellement, la loi sur l'égalité prévoit une indemnité maximum de six mois de salaire. Elle est fixée selon la gravité du harcèlement.