Le texte d'Irène Kälin (Verts/AG) visait à faire inscrire dans la loi la représentation paritaire sur les listes électorales. Il a été rejeté par 114 voix contre 80.
Celui de Jürg Grossen (PVL/BE) demandait que les groupes parlementaires ne perçoivent la totalité des contributions prévues que si leurs partis respectifs veillent à une représentation équilibrée des sexes sur les listes électorales. Le National a dit non par 109 voix contre 83.
Liberté des partis
C'est aux partis de veiller à l'équilibre sur les listes, il ne faut pas remettre en cause cette liberté, a souligné Piero Marchesi (UDC/TI) au nom de la commission. Selon lui, les différents partis y sont très bien parvenus lors des dernières élections fédérales.
Jürg Grossen a précisé que sa proposition ne remettait pas en cause ce principe, ni la liberté de choix des électeurs. Elle se borne à y ajouter des "incitations" financières.
La parité existe en droit mais elle se fait encore attendre dans les faits, a de son côté plaidé Greta Gysin (PS/TI), dénonçant la part "honteusement basse" de femmes élues. Avec un système proportionnel qui vise à représenter fidèlement la population, la Suisse ne peut se contenter de tels résultats.
Avec 83 femmes, le Conseil national compte actuellement une proportion de 41,5%. Seules douze femmes siègent au Conseil des Etats, soit 26%.