"On pourrait avoir le sentiment que la Suisse ne fait plus rien dans cette région. Or ce n'est pas vrai", a déclaré Roland Büchel (UDC/SG). La Suisse poursuit son engagement en Amérique latine, que ce soit par le biais des institutions multilatérales ou au travers des ONG suisses soutenues par la Direction du développement et de la coopération (DDC) actives dans cette région.
"L'Amérique latine n'aura pas à souffrir de ce choix", a ajouté le St-Gallois. "Cette motion est superflue", a renchéri le chef de la diplomatie suisse Ignazio Cassis.
La proposition émanait de la commission de politique extérieure. Bien que des pays d’Amérique centrale soient parvenus à réduire la pauvreté, beaucoup recensent encore bien des cas d’abus de pouvoir, de corruption, d'impunité et de violence.
Un désengagement total de la Suisse en l'Amérique latine, en l'Amérique centrale et aux Caraïbes risquerait de réduire à néant des succès importants obtenus par la Suisse. "Cette région reste extrêmement fragile économiquement et politiquement", a déclaré en vain Nicolas Walder (Verts/GE) au nom de la commission.