Le texte exige que le Conseil fédéral s'engage au niveau européen pour une amélioration substantielle de la situation dans les îles égéennes. Le gouvernement doit aussi s'investir en faveur d'une réforme des accords de Dublin, afin qu'une répartition plus juste et plus équilibrée des réfugiés soit opérée.
"Cette motion a pris encore plus d'actualité après l'incendie du camp surpeuplé de Moria sur l'île grecque de Lesbos", a déclaré Damian Müller (PLR/LU) au nom de la commission.
L'arrivée du Covid-19 a créé une situation intenable dans ces camps alors que la situation était déjà dramatique auparavant, a rappelé Lisa Mazzone (Verts/GE). Après les deux incendies à Moria, la situation est devenue tragique, l'Europe a laissé surchauffer la poudrière. Dublin est un échec sur toute la ligne, selon elle. Cet accord procède d'un tri arbitraire.
Plus de cohérence en matière d'asile
Aujourd'hui, il faut renforcer l'accord de Dublin et travailler à développer une réponse européenne à la problématique de l'asile, a renchéri Christian Levrat (PS/FR). Dublin fonctionne relativement mal en temps de crise. Il faut trouver des solutions communes en matière de répartition, de procédures et de conditions d'accueil. a-t-il ajouté. Pour cela, il faut davantage de solidarité.
L'udc et Thomas Minder (Ind./SH) se sont opposés à ce texte. La Grèce ne respecte pas l'accord de Dublin, alors que ce pays a déjà reçu des centaines de millions de francs pour tenter de maîtriser la crise migratoire. Pour lui, la motion est remplie depuis belle lurette. Il faut se concentrer sur l'aide suisse sur place, estime Hannes Germann (UDC/SH).
Il n'y a pas de solutions simples à ce problème complexe, a souligné la ministre de la justice Karin Keller-Sutter. Elle a cependant rappelé qu'après l'incendie de Moria, la Suisse et l'Allemagne ont été les premiers pays qui ont offert leur aide à la Grèce. Outre le matériel fourni, la Confédération s'est proposée d'accueillir une vingtaine des 400 jeunes non accompagnés qui devaient être évacués.