Cela permettrait au législateur d’identifier avec davantage de précision quel impact a une mesure sur les hommes et les femmes et quelles lacunes pourraient encore être comblées. Selon la motionnaire, les données sont insuffisantes dans plusieurs domaines des assurances sociales. Les données existent, mais ne sont pas assez corrélées entre elles pour faire ressortir d’éventuelles différences entre hommes et femmes.
Par exemple, on pourrait combiner les données de l'AVS, de l'AI, des prestations complémentaires, des allocations pour perte de gain et de l'assurance chômage avec les données des caisses de pension. Il serait alors possible de se faire une idée plus précise de la situation de revenu et de couverture et des hommes et des femmes dans le domaine des retraites.
La même constatation vaut dans d'autres domaines, comme la médecine, l'aménagement du territoire ou les finances. Le Conseil fédéral est prêt à élaborer un guide dans le cadre de la stratégie nationale pour l'égalité entre femmes et hommes. Mais une analyse systématique des effets sexospécifiques serait trop chère.