Une telle mesure irait trop loin et serait inutile, a souligné Pierre-André Page (UDC/FR) au nom de la commission. En outre, une interdiction d'importation serait difficile à mettre en oeuvre. Il n'existe pas d'indication de provenance du gaz comme celle que l'on connaît pour l'électricité. Ainsi, il serait impossible d'interdire l'importation du gaz de schiste.
Enfin, ce sont les cantons qui ont la haute main sur le sous-sol. Certains, comme Genève ou Berne, ont déjà interdit la fracturation hydraulique ou instauré un moratoire, alors que d'autres ont sciemment renoncé à une interdiction, a abondé Christian Wasserfallen (PLR/BE).
Une minorité de gauche a soutenu en vain le bien-fondé de cette initiative. La Suisse n'est pas un terrain très propice pour une exploitation économiquement rentable du gaz de schiste, a déclaré Bastien Girod (Verts/ZH), insistant également sur la nécessité de sortir des énergies fossiles.