La sécurité de l'approvisionnement en cas de crise doit être assurée, exige Brigitte Häberli-Koller (PDC/TG). Le Covid-19 montre à quel point l'économie et le système de santé sont devenus dépendants des biens fournis depuis l'étranger. Les chaînes d'approvisionnement internationales peuvent rapidement faire l'objet de mesures protectionnistes.
La pénurie de masques de protection ou de médicaments a frappé tous les esprits en mars dernier, selon la Thurgovienne. Une augmentation de la production indigène permettrait d'y remédier et créerait de nouveaux emplois. Sa motion a passé par 28 voix contre 8.
Dans le même esprit, Thomas Minder (Ind./SH) veut que la Suisse fabrique elle-même des produits de première nécessité ou fixe des obligations en matière de réserves suffisantes. Il a rappelé l'achat par la Confédération de 18 millions de masques achetés à la Chine qui se sont finalement révélés insuffisants au niveau de la qualité.
Le ministre de l'économie Guy Parmelin estime pour sa part qu'avec la loi sur l'approvisionnement du pays, la Confédération dispose d'un large éventail d'instruments. Cette loi régit les mesures visant à garantir la fourniture du pays en biens et services vitaux lors d'une pénurie grave à laquelle les milieux économiques ne peuvent pas faire face par leurs propres moyens.
"Il est essentiel que nous disposions d'une vue d'ensemble et d'une analyse précise et factuelle de la sécurité de l'approvisionnement en cas de crise", a dit le ministre de l'économie Guy Parmelin. Des rapports sont déjà sur les rails. Il n'est pas nécessaire de fixer des objectifs supplémentaires. Rien n'y a fait. La motion Minder a aussi été acceptée par 20 voix contre 19 et 3 abstentions.