(ats) Les Suisses ont déjà dû se prononcer plusieurs fois sur l'acquisition d'avions de combat. En mai 2014, ils ont refusé par 53,4% l'achat de Gripen pour 3,126 milliards de francs afin de remplacer les appareils actuels. En 1993, l'acquisition de 34 FA-18 avait été acceptée à 57,3%.

Dimanche, la ministre de la défense Viola Amherd a réussi à faire passer l'enveloppe maximale de six milliards de francs pour l'acquisition des nouveaux avions de combat. Six ans plus tôt, Ueli Maurer a essuyé un échec avec le Gripen. La droite n'a pas réussi à convaincre, au nom de la sécurité, de la nécessité de compléter la flotte de 32 FA-18 après la mise au rebut des 54 vieux Tiger.

La polémique a aussi porté sur le choix de l'avion suédois Gripen au détriment du Rafale et de l'Eurofighter. Pour éviter que le débat ne porte sur le type d'avion, le Conseil fédéral a décidé de limiter le scrutin du 27 novembre au crédit à débloquer.

Après le rejet de la votation sur le Gripen, le Parlement a dû prolonger la durée d’utilisation de la flotte des FA-18, la faisant passer de 5’000 à 6’000 heures par avion jusqu’en 2030. Six ans plus tard, il faut désormais remplacer la totalité de la défense aérienne.

FA-18 plébiscités

En 1993, la donne avait été différente. Le peuple avait donné son feu vert à l'acquisition des FA-18 pour 3,5 milliards de francs par 57,2%.

Depuis le début du millénaire, deux initiatives touchant aux avions de l'armée n'ont en revanche pas passé la rampe. L'initiative "Pour une Suisse sans nouveaux avions de combat" voulait empêcher tout renouvellement de l'aviation militaire jusqu'en l'an 2000.

En 2008, l'initiative populaire de Franz Weber "contre le bruit des avions de combat à réaction dans les zones touristiques" a été rejetée par 68,1% des votants. L'écologiste montreusien s'était retrouvé plutôt seul dans sa campagne contre le survol des zones de détente touristiques, comme le Valais et l'Oberland bernois, par des FA-18 et autres F-5.