Pour l'auteure de la motion, l'écornage des chèvres et chevreaux est une intervention cruelle et inutile et est assimilable à un mauvais traitement. Détenus en stabulation libre, ces animaux à cornes blessent très peu les humains. De plus, cette opération nécessite une anesthésie générale qui est difficile à contrôler.
Le Conseil fédéral admet que l'écornage des caprins n'est pas idéal. Une étude de l'Université de Berne a montré que dans plus de 40% des cas d'écornage réalisé par les éleveurs, l'anesthésie était insuffisante.
Mais depuis mai 2019, la kétamine est un anesthésiant reconnu comme stupéfiant et ne peut donc pas être remis aux éleveurs. Cela signifie que seuls les vétérinaires sont habilités à écorner les caprins. Il est donc disproportionné d'interdire cette pratique aux vétérinaires, a jugé la majorité.