De plus en plus d'investisseurs souhaitent effectuer des placements judicieux du point de vue écologique, mais leur parcours est semé d'embûches. Les banques soulignent souvent que les coûts sont plus élevés pour un investissement dans un fonds climatiquement neutre.
Il est souvent impossible de se faire rembourser l'impôt anticipé à l'étranger. Et en Suisse, cette taxe représente, jusqu'à son remboursement, une perte qui peut en dissuader plus d'un. Le droit de timbre peut même grever deux fois les produits financiers verts.
Il est difficile de définir ce qu'on entend par produit financier vert, a estimé Sophie Michaud-Gigon (Verts/VD) au nom de la commission. Ce flou pourrait favoriser fiscalement le greenwashing ou engendrer d'importantes complications administratives pour les banques.
Le gouvernement planche déjà sur une réforme de l'impôt anticipé qui bénéficierait aux produits financiers verts. "Les demandes de la motion sont donc superflues", a relevé le ministre des finances Ueli Maurer.