Les "Innovation green deals" sont très connus chez nos voisins, a souligné la Vaudoise. Aux Pays-Bas, des centaines d'accords ont été signés, surtout avec des entreprises, mais aussi des acteurs publics, associations ou hautes écoles.
Cet instrument "correspond à la culture suisse de collaboration entre milieux publics et privés", a insisté Mme Thorens. Il peut peuvent impliquer des facilitations réglementaires, une simplification des démarches administratives, des aides au développement de nouveaux marchés, des engagements à des achats circulaires, une assistance à l'innovation ou la mise en réseau.
La sénatrice verte a donné deux exemples dans lesquels les "green deals" pourraient être utilisés: la gestion durable des plastiques, qui finissent trop souvent dans les usines d'incinération, et la construction, où les normes en vigueur limitent la possibilité d'utiliser des matériaux recyclés.
La ministre de l'environnement Simonetta Sommaruga a plaidé en vain pour le rejet de la motion, plus pour des raisons formelles que de contenu. Son département a été chargé de soumettre au plus tard à la fin 2022 des propositions de mesures relatives à la préservation des ressources et à l'économie circulaire, a-t-elle rappelé.
La Chambre des cantons a toutefois estimé qu'il ne fallait pas attendre encore deux ans pour agir. Le Parlement a déjà pris plusieurs mesures qui permettent d'aller de l'avant dans ce domaine avec des mesures qui lui semblent "simples, efficaces et pragmatiques", a insisté Mme Thorens.
Sa décision permettra au Conseil national de coordonner cette motion avec les autres travaux en lien avec l'économie circulaire, notamment une initiative parlementaire sur le sujet.