Copernicus représente une opportunité pour la Suisse, a souligné le Tessinois. La Confédération a pris part au développement de ce programme en tant que membre de l'Agence spatiale européenne (ESA) et au travers de sa participation aux programmes-cadres de recherche et de développement de l'Union européenne.
Une future participation permettrait aux milieux académiques et aux entreprises helvétiques d'exprimer leur potentiel dans ce domaine, de conserver leur savoir-faire et d'encourager l'innovation. Mais elle dépend de la conclusion d'un accord bilatéral, à l'instar d'autres projets (programmes-cadres de recherche, média, Gallileo). Le dossier est en suspens depuis longtemps, regrette le Tessinois.
Le ministre de la recherche Guy Parmelin a plaidé en vain pour la prudence. Selon lui, un certain nombre de questions doivent être clarifiées avant de prendre une décision de principe sur une participation, notamment une analyse coût/bénéfice, ainsi qu'un concept de financement. Tous ces éléments ne devraient pas être sur la table du Conseil fédéral avant 2023, a-t-il dit.
Il faut également tenir compte du contexte général des relations entre la Suisse et l'UE. Une participation à ce programme requerrait un nouvel accord avec Bruxelles.