Le Mpc, et en particulier son chef, font l'objet de critiques depuis plusieurs années, a souligné le socialiste. Force est de constater que ces critiques se sont perpétuées malgré les changements qui sont intervenus à la tête de l'institution. La question se pose de savoir s'il s'agit d'un problème qui tient aux seules personnes ou s'il ne s'agit pas plutôt d'un problème structurel, a-t-il poursuivi.
Les réglementations sont entrées en vigueur il y a vingt ans. Il est approprié de vérifier si elles ont fait leurs preuves et si des adaptations sont nécessaires, a estimé Hans Stöckli (PS/BE) au nom de la commission. La ministre de la justice Karin Keller-Sutter y voit aussi un moyen d'assurer la stabilité de l'institution.
Les commissions de gestion du Parlement ont déjà mandaté des experts pour évaluer la surveillance et l'organisation du MPC. Le réexamen de sa compétence devra donc être coordonné avec ces questions légales. Le Conseil fédéral devra associer à ce travail l'Autorité de surveillance du MPC, le MPC et les cantons.