(ats) La Suisse devrait étudier le potentiel de la médecine complémentaire dans les résistances aux antibiotiques. Le National a accepté une motion de Edith Graf-Litscher (PS/TG) par 91 voix contre 88 et 9 abstentions en ce sens. Cela permettrait selon elle de diminuer le recours souvent inutile aux antibiotiques.

La résistance aux antibiotiques représente un des dangers les plus importants pour la santé publique. Il est connu que la médecine humaine prescrit trop d’antibiotiques sans aucune utilité. La socialiste demande donc de lancer une étude pour savoir les méthodes thérapeutiques de la médecine complémentaire permettrait de diminuer le recours à ce type de médicament.

Le Conseil fédéral rappelle qu’il a déjà lancé plusieurs programmes de recherche sur ce sujet. Il ne voit pas la nécessité de promouvoir ce domaine en particulier, a plaidé en vain le ministre de la santé Alain Berset. Les organisations de médecine complémentaire ont aussi la possibilité de s’intégrer à la stratégie nationale Antibiorésistance (StAR). Elles peuvent demander une aide financière à la Confédération.