La crise du coronavirus met en difficulté de nombreuses entreprises de transport privées d'autocars. Les recettes se sont effondrées d'environ 90%, a déclaré Philipp Matthias Bregy (PDC/VS). Elles devraient bénéficier d'un soutien ciblé comparable à celui que la Confédération a mis en place pour les transports publics ou le fret ferroviaire.
Les restrictions et les contraintes sont trop sévères pour permettre une reprise des voyages en autocar. Le transport privé assure en outre les liaisons entre les aéroports et les stations touristiques.
Les aides mises en place depuis le début de la pandémie sont suffisantes, a contré en vain le conseiller fédéral Guy Parmelin. Il a notamment rappelé la loi Covid qui prévoit explicitement que les prestataires du voyage et des organisations touristiques puissent bénéficier d'une aide. L'enveloppe pour les cas de rigueur a été réhaussée à 2,5 milliards de francs.
Selon lui, il n'est pas nécessaire d'avoir une autre aide sectorielle particulière. Contrairement aux transports publics et au transport de marchandises, le secteur des autocaristes n'a pas contribué dans la même mesure à l'offre de mobilité de base en Suisse.