Le Parlement avait déjà refusé cinq initiatives parlementaires demandant de définir les villes dans lesquelles les studios principaux de la SSR devaient être présente, a souligné Martin Candinas (PDC/GR). Tant que la SSR vit le principe du fédéralisme, il n'y a aucune raison que le monde politique s'en mêle, a-t-il ajouté.
La loi et la concession contient des prescriptions déjà suffisamment détaillées concernant la manière dont la SSR doit concevoir les offres des différentes régions linguistiques. Il n'est donc pas opportun de régler la question des sites de production au niveau de la loi.
Il en va de la diversité médiatique en Suisse, a en revanche estimé Matthias Aebischer (PS/BE). "Si vous produisez à deux endroits, vous aurez deux opinions, et c'est une bonne chose", a-t-il plaidé en vain.
Projets de centralisation
Les projets de centralisation à Lausanne et Zurich avaient été rendus publics après le rejet de l'initiative No Billag en mars 2018. L'entreprise avait alors annoncé un plan d'économies d'environ 100 millions de francs, ainsi que des suppressions de postes.
La Ssr a depuis fait savoir qu’elle renonçait à déménager sa rédaction radio de Berne à Zurich et qu'elle maintiendrait certaines émissions dans la capitale fédérale. Elle conservera deux rédactions en chef, pour la radio et la télévision. Berne restera le centre de compétence pour les sujets suisses.
Le projet de la SSR de déplacer le département "news" de la télévision de Genève à Lausanne est quant à lui maintenu. Pour la SSR, le déménagement prévu doit permettre de préserver l'emploi et les programmes tout en diminuant les coûts.