Ruag Ammotec emploie plus de 2200 collaborateurs, dont 380 à Thoune (BE), a défendu David Zuberbühler (UDC/AR). En vendant l'entreprise, le Conseil fédéral prend non seulement le risque de devoir supprimer des emplois en Suisse, mais il met également en danger la sécurité des approvisionnements en munitions.
Même si certains éléments de la fabrication de munitions sont déjà importés, la vente de RUAG Ammotec affaiblira l'autonomie du pays. Ce n'est pas dans l'intérêt de la Suisse, selon M. Zuberbühler.
Pratiquement aucun Etat ne peut aujourd'hui prétendre à l'autosuffisance en la matière, a répondu Ueli Maurer. Vendre des munitions en étant un Etat neutre est aussi un risque pour la réputation de la Suisse, selon le ministre des finances.
La vente doit permettre de financer l'assainissement de RUAG, qui connaît actuellement de grands problèmes. Ce n'est pas au contribuable de passer à la caisse, a plaidé en vain M. Maurer.
Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.