(ats) La Suisse doit réduire sa dépendance aux chaînes de production et de livraison internationales de biens essentiels. Dans le contexte de la pandémie de Covid-19, le Conseil national a transmis jeudi par 130 voix contre 54 une motion en ce sens au Conseil fédéral.

La crise du coronavirus a mis en lumière la dépendance de la Suisse envers l'étranger, notamment avec la pénurie de masques ou de médicaments. Lors de la première vague, la Suisse a été souvent dans une situation critique, notamment pour les masques ou les respirateurs, a souligné Léonore Porchet (Verts/VD) au nom de la commission.

La motion de la conseillère aux Etats Brigitte Häberli-Koller (PDC/TG) demande au Conseil fédéral de prendre des mesures pour réduire la dépendance de la Suisse aux chaînes de production et de livraison internationales en ce qui concerne les biens essentiels.

Le Plr s'est opposé au texte. "Le Conseil fédéral a déjà bien saisi le problème", a estimé Doris Fiala (PLR/ZH). Des instruments existent déjà et un réexamen de ceux-ci est déjà en cours, a précisé le ministre de l'économie Guy Parmelin, qui a proposé de rejeter la motion. Le Conseil fédéral a déjà tiré des enseignements de la crise et commencé à travailler sur des améliorations, a-t-il plaidé en vain.

En revanche, les députés ont tacitement rejeté une motion de Thomas Minder (Ind./SH) proposant que la Suisse fabrique elle-même des produits de première nécessité ou fixe des obligations en matière de réserves suffisantes. Une telle mesure n'est pas viable en Suisse, a estimé Martin Candinas (Centre/GR). Une adaptation des instruments existants est plus judicieuse que l’introduction d’une obligation de produire certains biens en Suisse.