"On ne peut pas donner une bonne note au Conseil fédéral sur le dossier européen", a déclaré Hans-Peter Portmann (PLR/ZH) lors du débat sur le rapport de politique extérieure 2020. Mais il ne faut pas blâmer le seul chef du Département fédéral des affaires étrangères.
"Les six autres membres du Conseil fédéral devraient en réalité aussi être sur le banc des pénalités, car ils n'ont cessé de poser de nouvelles exigences à l'accord-cadre", a-t-il ajouté. Il a appelé à la plus grande prudence: "Nous avons besoin de cet accord-cadre", a-t-il dit à l'adresse du Conseil fédéral.
Roland Büchel (UDC/SG) s'est quant à lui montré beaucoup plus sévère. Au nom de son groupe, il a demandé de transmettre ce dossier au Parlement. "L'exercice doit être interrompu", a-t-il lancé.
Difficile
Le chef de la diplomatie suisse Ignazio Cassis a reconnu que la consolidation de la voie bilatérale avec l'UE était difficile. "Il pas certain que nous parvenions à franchir la dernière étape", a-t-il dit.
Tiana Angelina Moser (PVL/ZH) estime cependant que la voie bilatérale n'a un avenir qu'avec un accord institutionnel. "La Suisse est située au milieu de l'Europe. Les accords bilatéraux sont indispensables. Aucun nouvel accord ne pourra être conclu sans lui. Elle a critiqué le manque de communication du Conseil fédéral qui ralentit le processus.
En dépit de ces multiples critiques, le Conseil national a rejeté dans la matinée une motion de l'UDC demandant à la Confédération de renvoyer l'accord institutionnel à l'Union européenne. La décision est tombée par 134 voix contre 52.