(ats) Le National ne veut pas imposer à la Confédération d'agir sur la question des médicaments reconnus efficaces mais non remboursés. Il a rejeté par 93 voix contre 90 et sept abstentions une motion de Laurence Fehlmann Rielle (PS/VD) qui revenait sur le cas du Lucentis et de l'Avastin.

L'Avastin qui est 20 fois moins cher que le Lucentis a été reconnu comme efficace contre la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA). Mais l'assurance ne rembourse un médicament non homologué pour soigner une maladie que s'il n'existe pas d'alternative.

Plusieurs pays européens ainsi que les Etats-Unis utilisent désormais l'Avastin sur la base de recherches scientifiques, rappelle la Vaudoise. La Suisse doit donc modifier l'ordonnance de l'assurance maladie afin de permettre le remboursement de médicaments reconnus efficaces même hors homologation.

Des cas semblables à l'exemple du Lucentis et de l'Avastin sont légion. Une approche plus souple se traduirait par des économies en millions pour les coûts de la santé, a-t-elle fait valoir.

La problématique, vieille de dix ans, a fait bouger les lignes, a assuré le ministre de la santé Alain Berset. Depuis 2019, l'administration fédérale évalue la prise en charge de médicaments dans des cas particuliers. Divers ajustements s'imposent pour ceux utilisés hors étiquette. Les travaux en cours seront suivis d'une consultation publique, a-t-il annoncé. Des arguments qui ont fait pencher la balance en sa faveur.