Pour le fondateur de Digitec, la Suisse a peiné pour affronter la pandémie de Covid-19 en raison de son retard numérique. Les cantons ont commencé beaucoup trop tard à tracer les contacts et n'ont pas suffisamment exploité les possibilités offertes par les applications de traçage.
Comme ce sont les cantons qui sont compétents dans ce domaine en vertu de la Constitution, le développement de solutions pour la collecte et le traitement des données a été disparate. Seuls huit cantons sont en mesure de livrer des données à l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Quatre autres le font de temps en temps et quinze ne le font jamais, selon le Bernois.
"En cas de pandémie, le fédéralisme devient une faiblesse dangereuse", selon l'élu. Il estime donc nécessaire de viser un système unique. Pour cela, la Confédération doit disposer de compétences plus étendues: elle doit pouvoir édicter rapidement des prescriptions valables pour tout le pays.
Elle doit aussi pouvoir recourir rapidement et sans formalité à l'aide de l'économie privée. Cette approche est plus efficace et beaucoup moins chère. C'est surtout la seule solution pour le traitement et l'exploitation des données.
Le Conseil fédéral s'est montré d'accord avec la proposition. La loi sur les épidémies et le traçage feront l'objet d'une analyse dans le cadre de l'évaluation de la gestion globale de la crise. Le Conseil des Etats doit se prononcer.