"Swisscom propose une offre de conseils accessible 24h sur 24. Une personne, qui se fait agresser vendredi soir, doit en revanche attendre lundi matin pour atteindre quelqu'un", a soulevé Tamara Funiciello. "C'est absurde."
Une permanence doit être accessible en tout temps, notamment en dehors des heures de bureau. Les conseils doivent en outre pouvoir être donnés téléphoniquement ou en ligne. "Selon les situations, la victime ne peut pas téléphoner", a pointé Susanne Vincenz-Stauffacher.
Convention d'Istanbul
La Suisse pourrait ainsi remplir les obligations de la Convention d'Istanbul, qui entend lutter contre la violence envers les femmes et la violence domestique, et d'autres traités, comme la Convention relative aux droits de l'enfant, ont encore indiqué les motionnaires.
Le projet va dans le sens des travaux lancés au niveau fédéral. Une feuille de route prévoyant la mise en place d'une permanence téléphonique a été récemment adoptée, a relevé le ministre de l'intérieur Alain Berset, favorable aux motions. Il a aussi rappelé que le gouvernement est prêt à endosser un rôle de coordination et à apporter une aide financière sur la demande des cantons.
Seule l'UDC s'est opposée aux deux textes, ne voyant pas la nécessité d'agir. Une offre de conseils est disponible pendant les heures de bureau, a souligné Andrea Martina Geissbühler (UDC/BE). La police peut être appelée le reste du temps. A ces yeux, la mesure demandée par les motionnaires crééerait un doublon et induirait des coûts supplémentaires énormes.
Les deux textes passent au Conseil des Etats.