Il y a nécessité d'agir en Suisse, selon le texte d'Adèle Thorens Goumaz (Verts/VD) repris par Bastien Girod (Verts/ZH). Les flux financiers du pays ne respectent pas les objectifs visés par l'Accord de Paris.
Les bases légales doivent donc être adaptées pour que les investisseurs intègrent les risques climatiques dans le cadre de leur devoir fiduciaire. La Suisse rattraperait ainsi son retard par rapport à l'Union européenne, a précisé le Zurichois.
De plus, les gestionnaires de fortunes prendraient ainsi pleinement leurs responsabilités. Actuellement, ce sont les avoirs des clients qui sont directement mis en péril, a-t-il rappelé.
Le Conseil fédéral vise le même objectif et veut innover dans le domaine, a précisé le ministre des finances Ueli Maurer. Et la Suisse a ces dernières années, au contraire, pris de l'avance sur l'UE. En acceptant la motion, cette évolution positive serait freinée, a-t-il plaidé en vain. Le dossier passe au Conseil des Etats.